Texte : Arjen Bloem
Photos : Ivana van der Zant

Par un mercredi après-midi ensoleillé, des travaux sont en cours sur le Westerkade à Utrecht. Les nouvelles mesures devraient rendre le quai praticable en toute sécurité dans un avenir prévisible, ce qui s’accompagne du nécessaire vacarme extérieur. Pourtant, sur ce même Westerkade, Siv Jakobsen déguste un cappuccino au lait d’avoine et un banana bread en regardant les eaux du Vaartsche Rijn. La Norvégienne a récemment publié son EP Gardering, pt. 1 avec des chansons folk-pop qui coïncident parfaitement avec l’automne mélancolique. CHAOS Music Magazine s’est entretenu avec elle pour tout savoir sur l’EP qui est une première partie de l’album Gardering, prévu pour le 20 janvier 2023.

J’entends beaucoup d’éléments naturels sur l’EP, comme le chant des oiseaux ou le bruissement du vent dans la cime des arbres. De quelle manière ta musique est-elle influencée par la nature ?
J’ai grandi à Asker, à l’ouest d’Oslo. Il y a beaucoup de zones boisées dans la région. J’aime toujours y aller parce que ça m’inspire toujours énormément. De plus, je n’ai pas non plus pu éviter la crise du Covid, j’ai récemment passé beaucoup de temps à Oslo. Je sentais que j’avais besoin de faire quelque chose qui me détendait. Dans mon appartement, j’ai créé un petit jardin pour y faire pousser des légumes et des fruits. Travailler dans un jardin potager procure une grande tranquillité d’esprit et ça apporte également beaucoup en retour. C’est comme ça que la nature a fini par trouver sa place dans ma musique aussi.

Qu’est-ce que ça t’a appris ?
En un mot : la patience. Mais aussi : la présence. Toute personne qui a un potager est confrontée à la réalité. Quand on n’entretient pas les cultures, elles dépérissent. Lorsqu’on les entretient, il faut beaucoup de patience avant de pouvoir récolter.

La chanson folk « Romain’s Place » parle sans aucun doute d’un endroit mémorable. Quelle est l’histoire là-derrière ?
Cette chanson est en effet folk, légèrement mélancolique. En fait, ça parle de regarder par la fenêtre, mais surtout du fait d’être un fantôme de son propre passé. Une union entre le bon et le mauvais. Je me demande où ces souvenirs sont stockés et comment on peut faire revivre un souvenir avec certains déclencheurs.

La lignée de ton précédent album A Temporary Soothing s’est poursuivie, malgré un producteur différent. Un choix conscient ?
Gardering s’inscrit dans la lignée de l’album précédent. Au départ, le projet était de retourner en studio avec Chris Bond, mais le Covid a aussi affecté ce projet. Avec un petit groupe de musiciens et les producteurs norvégiens Hans Olav Settem et Simen Mitlid, Gardering a été créé. Ils ont tous fait un travail remarquable. Je leur en suis très reconnaissante !

Pour promouvoir l’album, tu as un article de merch unique : le café !
Oui, un bon ami a un café dans l’est d’Oslo et c’est là qu’il est fabriqué. Le café a un goût doux, simplement bon. Les gens pouvaient le commander sur mon site web et à Oslo, je livrais également le café à domicile. Une autre fournée sera bientôt torréfiée.

Par ailleurs, Gardering sort en deux parties. Pourquoi ce choix ?
L’album a été coupé en deux parties parce que septembre est le mois idéal pour produire, pour présenter de la musique au public. La tournée est planifiée, la promotion peut commencer. L’autre partie suivra le 20 janvier 2023 avec les chansons « Tangerine », « Blue », « Sun », « Moon », « Stars », « Gardening », « Gardening (Reprise) » et « The Bay ». Voilà qui complète l’album.

Comme tu le dis, la tournée approche. Tu démarres à Utrecht.
J’aime venir aux Pays-Bas et cela s’accorde bien avec les autres dates en Europe. Le 27 septembre, je serai à Tivoli avec mon groupe. Elle sera suivie de nombreuses dates au Royaume-Uni, le 15 février à Paris, le 16 février à Bruxelles et le 18 février à Amsterdam. Cette tournée sera suivie de quelques concerts en Allemagne.

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