Texte : Bente van der Zalm
Photos : Florian Baudouin

Ce soir, nous arrivons dans un Melville vide. Nous avons récemment découvert ce lieu, situé dans un bar au milieu du Vieux Lyon. Apparemment, le bar a un programme sympathique et offre une scène à des groupes qui n’ont pas (encore) atteint le grand public. Comme c’est la première fois qu’on venait ici et qu’on ne savait pas à quoi s’attendre, on a été surpris de voir que la salle et la scène étaient vides et qu’on n’entendait pas de musique. Néanmoins, il y avait de la musique dans le bar ce soir. La petite scène de Melville a été, après une attente de près d’une heure, livrée à Panic Beach.

Le groupe, après les encouragements de certains fans, a commencé à jouer une chanson instrumentale. De cette façon, nous avons le temps de prendre nos marques. On nous avait annoncé du post-punk, mais quand on entre et qu’on voit les instruments, on pourrait penser qu’on est arrivé à un concert de jazz. Ce n’est pas le cas. Même si l’idée de faire du post-punk avec un violoncelle peut sembler un peu bizarre, bien qu’originale, cela fonctionne plutôt bien. Les yeux fermés, nous pouvons imaginer une guitare électrique jouant la mélodie, complétée par une guitare basse et une batterie. Bien que cela n’offre pas une grande diversité en termes d’instruments, le fait que des effets soient utilisés sur le violoncelle en offre une. La formation est bien pensée, tout comme la musique, et le groupe obtient en tout cas une bonne note pour son originalité. Parfois, la musique est très mélodique alors qu’à d’autres moments, elle est assez lourde. On est frappé par le fait que tant dans les moments calmes que dans les moments où le tempo est élevé, le groupe sait tenir son rang. Le chant est alterné entre le bassiste et la violoncelliste et c’est une combinaison forte entre le chant clair et le chant tel qu’on le connaît dans la musique punk. Bien qu’il n’y ait pas vraiment beaucoup de public dans la salle à un moment donné, le confort et la petite taille de la salle (capacité estimée à 50 personnes maximum) font qu’elle est déjà bien remplie par la dizaine de personnes présentes. Panic Beach sait comment convaincre ce public, composé principalement d’amis et de la famille. Personne ne reste immobile et le public s’amuse. L’interaction du groupe et l’ambiance espiègle que l’on retrouve souvent dans les soirées entre amis y contribuent certainement.

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