Texte : Bente van der Zalm
Photos : Florian Baudouin

La tornade automnale nous pousse jusqu’au CCO de Villeurbanne, où Sounds Like Hell Productions a réussi à ramener aujourd’hui The Pineapple Thief. Ce groupe, qui a connu plusieurs formations différentes depuis le début de l’année 1999, propose une musique dans le genre rock progressif. La première partie est assurée par Alex Henry Foster & The Long Shadows.

La soirée commence avec le chanteur canadien Alex henry Foster et son groupe. Le frontman fait des blagues et a l’avantage de parler couramment le français, ce qui lui permet de se mettre facilement le public dans la poche. Il est sympathique lorsqu’il parle au public, mais lorsqu’il chante, il parvient à montrer une certaine brutalité. Au début, on a l’impression d’entendre un auteur-compositeur avec accompagnement, les synthés rêveurs nous emmenant dans la fraîcheur de Montréal, mais au fur et à mesure que le spectacle progresse, il s’avère plus expérimental que la première impression le suggère. Une clarinette est sortie de derrière les fagots pour un climax jazz et quelques chansons plus tard, le guitariste sort un archet de violon pour rendre le tout encore plus palpitant. La question est de savoir si cela apporte vraiment quelque chose, mais au moins cela donne à la performance un côté plus spectaculaire.

Il fait sombre, c’est calme, la lumière est bleue et puis il y a des acclamations. Oui, les membres de The Pineapple Thief entrent en scène. Ils ouvrent avec la chanson décontractée Versions Of The Truth, qui est aussi le titre de l’album sorti en 2020. La voix sulfureuse du chanteur Bruce Soord est saisissante, tantôt brute, tantôt agréablement douce. Ceci est renforcé par les intriguantes harmonies vocales avec les autres membres du groupe, donnant à l’ensemble un caractère onirique. La batterie est assurée par Gavin Harrison qui, de derrière un énorme kit de batterie, apporte des rythmes variés et intéressants. Le chanteur fait de son mieux pour dire quelques mots en français et a travaillé quelques phrases, ce qui est accueilli avec enthousiasme par le public, mais celui-ci ne semble pas s’opposer à ce que Soord passe à l’anglais lorsque cela devient trop difficile. Les chansons rugueuses et calmes alternent et le groupe parvient avec succès à maintenir l’attention du public. Pourtant, il ne devient jamais vraiment brutal et il manque ce point culminant que nous espérions voir ce soir. Le point culminant pour nous est le break it all qui nous rapproche le plus d’un climax.

Sounds Like Hell Productions

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