Texte : René Rosierse
Photos : René Oonk

Il y a presque deux mois, le premier album de The Anaesthetics, « 1080 », est sorti. Il porte le nom du synthétiseur Roland JV-1080 qui a été utilisé dans de nombreux classiques de la new wave dans les années 80. Un mouvement que le groupe a très souvent écouté et dont il s’est également beaucoup inspiré. Ils appellent à juste titre leur musique Modern New Wave.

La semaine dernière, ils ont pu montrer ce que donne leur premier album en live à un public au Paard à La Haye. Nous nous sommes entretenus avec le chanteur Sam Duijf et le batteur Stijn Vullings par la suite et leur avons posé des questions sur leurs expériences, la création de l’album et l’avenir du groupe.

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Tout d’abord, on les félicite pour ce grand show que le public a apprécié à sa juste valeur. Sam et Stijn sont tous deux très satisfaits de la façon dont le spectacle s’est déroulé et Stijn dit :
« Pendant les dernières chansons, j’ai vraiment eu ce sentiment de ‘c’est comme ça que ça doit se passer’. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant, mais je savais déjà que les choses iraient plus loin. C’était vraiment agréable. »

L’album est sorti depuis presque deux mois maintenant. Comment a-t-il été accueilli et qu’est-ce que vous en pensez vous-mêmes ?
Sam : « On a passé un an et demi à travailler sur ces chansons avant de pouvoir enfin les faire écouter au public, et à un moment donné, on s’est dit ‘on arrête tout ça, on veut aller de l’avant’. On a d’abord sorti deux singles (« TV Celebrity » et « One By One ») et ils ont été bien reçus. L’album a également reçu de bonnes critiques. Mais on nous a également fait remarquer que l’album pouvait sembler un peu trop soigné. On comprend bien ce commentaire. Pendant l’enregistrement, on a fait ce qu’on pouvait et on a fait de notre mieux. L’album dégageait la bonne atmosphère pour nous et on s’est lancé. En concert, tout ça n’est pas aussi soigné et parfois un peu plus brut ».

Que préférez-vous, le travail raffiné comme sur le disque ou le son plus brut comme on l’a entendu en live ?Stijn : « En live, il faut offrir quelque chose de plus au public. C’est pour ça que les gens viennent, sinon ils peuvent mettre le disque à la maison. Ça donne aussi un peu plus d’énergie à l’ensemble du live. »
Sam :  » En enregistrant, on peut affiner les chansons couche par couche. En live, il faut être capable de jouer cela d’une manière compréhensible. Nous avons maintenant aussi amené un claviériste en plus, ce qui nous donne un son encore plus complet. On a appris que la différence ne doit pas être trop importante. On est très heureux de la façon dont le travail fonctionne en live à présent ».

The Anaesthetics existe depuis dix ans maintenant et il y a un an et demi, le temps était venu de commencer sérieusement à travailler sur un album. Cent chansons ont été nécessaires pour cela et dix d’entre elles ont finalement été intégrées au disque. Que va-t-il advenir des quatre-vingt-dix morceaux restants ?
Sam : « Ils sont dans le ‘frigo’, notre Google drive commun. On refait maintenant de nouvelles choses, mais cela ne veut pas dire qu’on ne les utilisera plus. »
Stijn le dit encore mieux : « Les cent chansons étaient, pour ainsi dire, un gros bloc de glace à partir duquel nous avons fait une sculpture de ce que notre album devait devenir. Les restes sont les quatre-vingt-dix chansons restantes ».

L’album est là, et ensuite ?
Sam : « On a déjà assez de nouvelles idées et on travaille sur de nouvelles chansons. On réfléchit doucement à un deuxième album ou peut-être d’abord à un EP. Dans tous les cas, on ne veut pas que l’écart entre cet album et la suite devienne trop important. Dans tous les cas, on va aussi repartir avec toutes les connaissances qu’on a acquises. »
Stijn : « Avec le prochain opus, on veut se rapprocher de la pop. On n’exclut certainement pas le reste. On veut travailler vers une chanson qui pourrait passer plus facilement à la radio, mais sans devoir faire trop de concessions. »

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Outre Sam et Stijn, The Anaesthetics est composé du bassiste Des Spreeuwenberg et du guitariste Koen Huijs. Êtes-vous toujours sur la même longueur d’onde, et comment écrivez-vous vos chansons ?
Sam : « Chacun apporte ses idées. On a tous assez de bagage pour écrire des chansons. Si une idée est bonne, alors on la développe davantage tous les quatre. C’est un processus très créatif où le produit final appartient à nous quatre. Nous nous demandons toujours si c’est cool et si oui, est-ce que c’est aussi poppy ? »

Qu’est-ce qui doit être décisif pour vous, cool ou poppy ?
Les deux à l’unisson : « Génial »

Le fait d’écrire et de développer de nouveaux morceaux entre vous quatre, cela va-t-il continuer à fonctionner pour vous ? Le guitariste Koen Huijs est au Japon pendant un an, puis il revient « tout simplement » dans le groupe.
Sam : « Oui, pas de problème. On travaille toujours tous ensemble via le Google drive commun. Koen a apporté ses instruments au Japon et on a régulièrement des réunions Zoom. »

Qu’est-ce qui est encore prévu pour The Anaesthetics en termes de concerts ?
Sam : « On a un certain nombre de concerts prévus pour début 2023, mais pas encore de tournée. Dans tous les cas, ça nous donne un peu plus d’espace et de liberté pour commencer à travailler sur du nouveau matos. »

Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment la prochaine occasion de voir ces hommes à l’œuvre. Nous remercions Sam et Stijn pour le temps qu’ils nous ont accordé et leur souhaitons un avenir fructueux. Nous avons pu assister à une prestation très forte et nous sommes sûrs qu’avec la passion du groupe, nous entendrons certainement encore parler de The Anaesthetics prochainement.

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