Texte : Paul van der Zalm

Imaginons que rien n’a changé, que nous pouvons simplement aller à des concerts et des festivals et voir des groupes. Et si nous imaginons que l’un de ces groupes est Waltzburg, alors ce groupe d’amis de Nimègue, aux Pays-Bas, imagine qu’il se produit pour nous. Les cinq musiciens savent comment transmettre ce sentiment dans les cinq nouvelles chansons de leur EP.

La première chanson semble immédiatement familière et possède ces caractéristiques typiques de Waltzburg : la production transparente et claire, le chant quelque peu mesuré de Menno Krivokutya avec la seconde voix de Nicole Jansen et des arrangements espiègles. Le titre “Cleo” pourrait très bien être une référence à la muse du même nom dans la mythologie grecque.

Dans les trois morceaux suivants, cependant, on peut clairement entendre que le groupe n’a pas chômé pendant l’année écoulée et s’est encore rapproché : la production est plus riche, les harmonies sont plus proches et les chansons sont très accrocheuses. Cela se voit tout d’abord dans ‘Commute’, d’où le titre de l’EP est tiré et qui parle des doutes à propos d’un voyage à Londres. Puis le rythme s’accélère dans ‘Sure Shine’ où l’on entend à nouveau “at least I do not pretend”. Le titre phare est le single ‘Inbetween’, choisi à juste titre, une chanson très entraînante avec un clip corona surprenant. Selon Krivokutya, les paroles de cette chanson parlent de “se sentir en deuxième position, se sentir comme un imposteur dans la vie, peu importe si ce sentiment est justifié ou non”. En tout cas, ce dernier point s’applique à ce morceau. Le morceau de clôture “The Land” est d’un ordre légèrement différent. Cette chanson est un peu plus sombre et nous n’entendons ici le chanteur qu’en toile de fond d’un long son de drone et d’un motif récurrent.

Dans l’ensemble, cette sortie est un digne successeur du premier album “Cut The Wire” avec le single “Gotor”.