Texte : Laura Rosierse

Bien que l’année 2020 ait été une vraie galère pour le monde entier et pour l’industrie de la musique en particulier, certains artistes ne se sont pas laissés arrêter. L’une des artistes que nous avons choisie en 2020 et que nous ne lâcherons pas de sitôt est Marie Naffah. L’année dernière, elle a sorti cinq singles qui mettent tous en valeur son style pop alternatif apaisant. 

Peux-tu te présenter ? 
Je m’appelle Marie Naffah et je suis une chanteuse et compositrice londonienne. Je suis actuellement à mi-chemin de la sortie de mon deuxième EP et mon single “Wasteland” est sorti aujourd’hui ! (Le 29 janvier ndlr)

Qu’est-ce qui t’inspire pour faire de la musique ?µ
Oh juste les petites choses de la vie – les peurs, les espoirs, les rêves…

Tu as écrit ton dernier single au sujet des stéréotypes, qu’est-ce qui t’a inspiré ?
Se conformer aux stéréotypes est un sujet qui revient souvent dans mes paroles. On s’habitue à ce que les gens disent “tu n’as pas tout à fait raison” ou “c’est trop ‘ceci’, pas assez ‘cela’ à mon goût”. Dans cette industrie, on développe une carapace et le refrain de ma chanson “Wasteland” oscille entre la question “Suis-je comme vous voulez ?” et la réponse “Je suis comme vous voulez”. C’est un moyen de se donner du pouvoir, d’éliminer complètement l’incertitude. On détermine tellement notre perception de nous-même par rapport au regard des autres, “Wasteland” revient simplement à se débarrasser de ça et à s’approprier cette perception. Pour les auditeurs, j’espère que le morceau apporte une certaine confiance en soi, quel que soit le contexte, personnel, sentimental ou professionnel. 

À quoi ressemble ton pays des merveilles du point de vue sonore et visuel ?
Excellente question ! Sans vouloir paraître trop ringarde ou prétentieuse, je pense que mon pays des merveilles est un état d’esprit plutôt qu’un lieu . C’est là où tu te sens le plus sûr de toi et le plus toi-même. 

Comment es-tu entrée en contact avec les personnes avec lesquelles tu travailles actuellement ? 
Ça a commencé il y a environ trois ans lors d’un BBC Introducing Event à Londres, où j’ai déposé ma démo pour qu’on l’écoute. De là, j’ai été présentée à mon producteur Simon Byrt et on a réalisé The Cage EP. Ayant travaillé avec des tonnes de producteurs dans le passé et n’ayant pas toujours obtenu le résultat que je souhaitais, j’ai tout de suite pu constater que Simon était différent. Cet EP est si important pour moi parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un ” album folk ” ou d’une ” compilation pop ” – il contient énormément de chaque genre qui m’a influencé – folk, jazz, hip-hop, pop, indie, rock, soul, americana… il y a des traces d’ancien et de moderne… C’est tellement riche. C’est la créativité de Simon en studio qu’il faut vraiment remercier pour cela. 

Tu es à moitié libanaise et tu as voyagé aux États-Unis et au Royaume-Uni. Quel pays aimerais-tu encore visiter, que ce soit pour une tournée ou simplement pour le tourisme ? 
De manière égoïste, j’aimerais aller partout où il y aura du monde, car si je pense au succès, je rêve de tournées et de musique live. Rien ne vaut ça. J’ai reçu un soutien incroyable de la part de mes fans au Mexique et en Amérique du Sud pour les deux dernières sorties, alors j’aimerais mettre des visages sur les noms.

Qu’aimerais-tu accomplir grâce à ta musique ?
Je veux juste continuer à apporter de la musique aux gens qui veulent l’écouter. 

Y a-t-il une pensée ou une citation spécifique à laquelle tu t’accroches lorsque tu es un peu en manque d’inspiration ?
“Si je savais où se trouvent toutes les bonnes chansons, je m’y rendrais plus souvent” – Leonard Cohen 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la création et la diffusion de musique ? 
Être en contact avec des gens avec lesquels je ne serais jamais en contact autrement. 

Où aimerais-tu en être avec ta musique dans 5 ans ?
Tourner jusqu’à ne plus avoir de voix.

Photo : Holly Molly

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