Texte : Susanne van Hooft
Traduction : Florian Baudouin

Le mercredi 13 janvier à 20h, CHAOS tiendra une scène (Draaibar) au Streamsonic, le showcase festival alternatif faisant suite au festival Eurosonic Noorderslag, organisé par Pinguin Radio. Sur cette scène virtuelle, vous pourrez regarder les concerts de quatre groupes qui mériteraient d’être connus par un public international. On vous présente le chanteur-compositeur rock gallois James Kennedy, le groupe de rock alternatif suisse Annie Taylor, le groupe de Noise Rock hollandais Dripping Trees et le groupe de pop alternative mélancolique français Oakman. Chaque groupe se présente et nous en dit plus sur leurs influences et leurs instruments fétiches.

James Kennedy

James Kennedy n’est plus un petit nouveau dans le milieu. Avant ces aventures en solo, il était chanteur-guitariste au sein du groupe de rock alternatif Kyshera. L’an passé, il a sorti un livre à propos de sa situation dans l’industrie musicale : Noise Damage: My Life as a Rock’n’Roll Underdog. Kennedy a des choses à raconter et c’est ce qu’il adore faire de toutes sortes de manières. Ces chansons ont une teneur politique et philosophique. Le titre de son dernier album (Make Anger Great Again) en est la preuve.

Comment définirais-tu ta musique ?
La polyvalence. Ma musique est diverse. Rock, electronica expérimentale, acoustique, metal, prog, soft rock, punk – J’ai sorti 7 albums et tous ces genres peuvent être entendus !

Quelles sont tes influences ?
Ah il y en a tellement ! Mais voici les principales – Frank Zappa, Pink Floyd, Jeff Buckley, Rage Against The Machine, Radiohead, Pantera, Steve Vai, Prince, Megadeth, Stravinsky, Squarepusher, Allan Holdsworth, Roger Waters, Smashing Pumpkins… et tellement d’autres !

Est-ce que tu as un instrument fétiche ?
Ouais ! Ma fidèle Fender HM Strat – ma première “vraie” guitare. Une 24 frets, flying bridge, kill switched, Dimarzio qui sonne très brutal.

De la nouvelle musique prévue pour cette année ?
Peut-être. Je viens juste de sortir mon dernier album “Make Anger Great Again”, mais je compte bien sortir une tonne de musique d’archives l’année prochaine (démos, reprises, faces B, etc).

Photo : Tom Damsell – Fragment Imagery

Annie Taylor (CH)

Si vous êtes abonnés à Chaotic Twenty, notre playlist Spotify hebdomadaire, alors il est fort probable que vous ayez déjà entendu Annie Taylor. Nous sommes très heureux que ce quatuor suisse joue sur la scène de CHAOS lors de Stream Sonic. Contrairement à ce que vous pourriez penser, Annie Taylors n’est pas le nom d’une chanteuse. Il s’agit plutôt d’un véritable groupe de rock alternatif. L’année dernière, Annie Taylor a montré ses capacités sur son impressionnant album Sweet Mortality. Annie Taylor a notamment ouvert pour L.A. Which, Sunflower Bean et FEWS.

Qu’est-ce qui définit la musique d’Annie Taylor ?
Nous sommes un groupe zurichois de quatre musiciens avec un chant féminin. Nous aimons travailler avec beaucoup d’harmonies dans nos chansons, donc vous trouverez probablement beaucoup de « aah » et de « ooh » à chanter dans notre set. Notre genre : Grunge, surf, rock, rock alternatif, pop ».

Quelles sont vos influences ?
Nous venons tous d’horizons très divers, mais je pense que nous sommes très influencés par les années 70 et aussi par les années 90. 
Gini : J’écoute beaucoup de groupes à chanteuse et je pense que cela a aussi beaucoup influencé ma façon d’écrire des chansons. 

À quel instrument devrions-nous prêter une attention particulière lorsque nous regarderons votre show au Streamsonic ? 
Michael joue sur une basse vraiment dingue ! C’est une « Dan Armstrong Lucite » de 1970 et le truc le plus cool c’est que la basse est transparente !!! On plaisante parfois en disant que ce serait vraiment drôle de mettre des autocollants dessus, comme un poisson rouge ou quelque chose comme ça. Mais jusqu’à présent, il ne nous a pas laissé faire…

Peut-on s’attendre à de la nouvelle musique cette année ?
Oui ! Il y a un double single avec une toute nouvelle chanson qui sortira en mars. Cette chanson montrera un côté très fragile d’ « Annie Taylor » et nous en sommes très heureux.  

Photo : Tatjana Rueegsegger

Dripping Trees (NL)

En cette sombre période et dans les circonstances absurdes où nous nous trouvons, tout ce qu’on veut c’est se blottir dans la musique de Dripping Trees. Leur musique nous emmène dans un un monde sombre et dynamique. A un moment, elle vous touche au plus profond de votre âme et à un autre, elle nous invite à gueuler sur tout et tout le monde. L’année passée, le quatuor hollandais a sorti leur premier single ainsi que leur premier album. Vendredi prochain, on peut s’attendre à un deuxième aperçu de la palette musicale du groupe.

Qu’est-ce qui définit la musique de Dripping Trees ?
Dripping Trees choisit un son fascinant remplit de dynamiques fougueuses, de bruit, et faisant appel à l’imagination. Comme des yeux qui s’habituent à l’obscurité, le quatuor d’Eindhoven commence à s’habituer à leur propres tendances dramatiques, mais non sans beaucoup d’expérimentation ! Le slowcore post punk de Drippings Trees explore un environnement d’anarchie où des termes comme « vérité » et « ordre » ne sont qu’une partie d’une simulation. Malgré l’exploration des chapitres les plus sombres de l’humanité, Dripping Trees embrasse le processus créatif avec à la fois plaisir et un sain scepticisme.

Quelles sont vos influences ?
Iceage, Nick Cave & The Bad Seeds, Red House Painters.

À quel instrument devrions-nous prêter une attention particulière lorsque nous regarderons votre show au Streamsonic ?
Le batteur Stijn Luijk joue sur une caisse claire Tonedrums, fabriquée à la main par Toine van der Wielen. Toine est le père du guitariste et musicien clé Stef van der Wielen ».

Peut-on s’attendre à de la nouvelle musique cette année ?
Certainement ! Le 15 janvier, nous sortirons notre nouveau single « Imaginary Order ». Le 26 février, le prochain single devrait sortir (le titre est encore secret) et le 19 mars, nous sortirons notre premier album « Fuel Of Mankind » !

Photo : Indy van Oss

Oakman (FR)

Oakman a une présence de plus en plus solide en France et il est temps d’élargir leur horizon. Jusque là, le groupe a sorti deux EPs : Waterscape (2016) et Plastic World (2018). Ils ont ouvert pour Enter Shikari, Basement et ZZ Top en France. La musique se caractérise non seulement par des rythmes énergiques et effrénés, mais aussi par la voix de la chanteuse Marine, car elle a tendance à sonner aussi bien agressive que délicate.

Qu’est-ce qui définit la musique d’Oakman ?
Nous aimons l’énergie, la mélancolie, les mélodies pop avec un peu de rage. Nous pensons que c’est ce qui nous définit. Nous sommes un groupe de trois musiciens et c’est un défi de mettre tous ces éléments dans notre musique.

Quelles sont vos influences ?
Il y a beaucoup de choses qui nous ont influencés. Nous venons tous de la scène anglophone et nous avons écouté des groupes anglophones. Mais nous avons aussi beaucoup écouté la scène rock japonaise. Nous avons grandi en écoutant Blink-182 ou OffSpring mais aussi The Back Horn ou Asian Kung Fu Generations qui sont des groupes japonais. Aujourd’hui, nous pouvons écouter et découvrir tellement de choses différentes que nos influences changent souvent. Nous avons maintenant différentes influences au sein du groupe mais nous aimons fondamentalement la même scène. Il y en a trop pour n’en citer que quelques-unes. Mais cette année, nous avons écouté beaucoup de cette nouvelle scène Alt-Rock et Indie Pop.

À quel instrument devrions-nous prêter une attention particulière lorsque nous regarderons votre show ? 
Il n’y a pas d’instrument qui devrait attirer plus d’attention qu’un autre pendant notre show. Nous jouons tous ensemble pour la musique que nous écrivons, donc chaque élément est important et a sa place. Cependant, le chant occupe la place la plus importante pendant un show ou dans une composition. Il doit être entendu et tous les éléments qui l’entourent doivent être en harmonie avec lui. Et pour l’anecdote, au début du groupe, Gérémia jouait de la guitare et Marine ne faisait que chanter. Il nous manquait un bassiste (alors que Gérémia a longtemps joué de la basse) et Marine jouait aussi de la guitare. Mais elle était trop timide pour jouer devant tout le monde. Nous avons essayé de la convaincre (et c’était difficile) et ça a marché. Maintenant, comme elle le dit, c’est la meilleure décision qu’elle ait prise pour le groupe et pour sa confiance en elle.

Y a-t-il de la nouvelle musique prévue cette année ?

Comme tout le monde le sait, 2020 a été une année difficile pour le développement du groupe. Comme nous ne pouvions plus faire de concerts et que les tournées étaient annulées, nous avons profité de cette période pour écrire et écrire. De nouvelles choses devraient sortir en 2021. Il faut donc absolument rester à l’écoute.

¨Photo : Aurélien Mariat

Trouvez le line-up complet et les horaires ici : https://www.streamsonic.nl/

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